Le champion du monde de freeride répond aux questions fréquentes sur le ski hors-piste

Vous vous êtes déjà demandé ce qu'est le ski hors-piste ? Ou de quoi vous auriez besoin pour en faire ? Drew Tabke, athlète de ski Eddie Bauer et double champion du monde de freeride, est là pour répondre aux questions les plus fréquemment posées sur Internet concernant le ski hors-piste, la navigation en pleine nature, l'importance de la formation aux avalanches et bien plus encore.

Regardez la vidéo ci-dessus !

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Qu'est-ce que le ski hors-piste ?

Le ski hors-piste, c'est donc toute activité en dehors des pistes balisées d'un domaine skiable. On peut y accéder par remontée mécanique, à pied, en hélicoptère ou en dameuse. Il s'agit d'explorer les hauts plateaux enneigés et sauvages des montagnes, où l'on peut skier dans la poudreuse, sur neige de printemps, et trouver toutes sortes de conditions. Mais là, on est responsable de ses propres décisions, de ses déplacements et de sa sécurité.

Deuxièmement, comment apprendre le ski hors-piste.

Le meilleur moyen d'apprendre est de commencer par des cours. Il existe de nombreux organismes locaux à travers le monde ; commencez donc par des cours de niveau intermédiaire. L'idéal est de partir avec un expert, un ami de confiance dont vous appréciez l'expérience, ou de faire appel à un guide d'une agence locale. Vous pouvez partir avec un guide jusqu'à ce que vous maîtrisiez parfaitement la navigation et soyez capable de prendre des décisions en toute autonomie.

De quoi avez-vous besoin pour faire du ski hors-piste ?

C'est une excellente question. La liste du matériel nécessaire peut être très longue, ou au contraire très simple. Outre votre équipement de ski habituel, quel que soit votre itinéraire, les trois éléments essentiels pour le ski hors-piste sont la pelle, le DVA (détecteur de victimes d'avalanche) et la sonde. Il s'agit de votre équipement de secours. Le DVA est indispensable en cas d'avalanche ou pour rechercher une personne ensevelie. La pelle et la sonde sont également nécessaires pour les opérations d'auto-sauvetage. J'emporte aussi une balise de détresse personnelle avec GPS au cas où je serais hors de portée du réseau mobile. Il y a donc beaucoup d'équipements de sécurité et techniques à prévoir pour votre sortie de ski hors-piste.

Question suivante : le ski hors-piste est-il dangereux ?

Le ski hors-piste est dangereux. L'intérêt principal de cette activité, que l'on soit expert ou guide, réside dans la gestion des risques. Comme je l'ai mentionné précédemment, nous savons que nous nous aventurons en pleine nature, dans un environnement non contrôlé, et que les risques sont présents. Il s'agit donc d'évaluer le niveau de risque et de déterminer quel type de risque le groupe et soi-même est prêt à prendre. La clé d'un bon skieur hors-piste réside dans la maîtrise des protocoles de gestion des risques. Cela peut paraître un peu technique, mais il s'agit en réalité d'appliquer ces principes à une activité passionnante : le ski. Alors, suivez des cours, trouvez un guide et profitez pleinement de votre sortie en toute sécurité.

Question suivante : pourquoi pratique-t-on le ski hors-piste ?

Personnellement, je pratique le ski hors-piste car j'apprécie les expériences authentiques en pleine nature. Je pense que beaucoup de gens sont attirés par cette pratique car c'est l'expérience du ski que nous aimons, mais sans aucun obstacle, au cœur d'un environnement hivernal totalement naturel. Pas de pistes damées, pas de patrouilleurs, pas de fermetures. Et ce sentiment de liberté est incomparable.

Question suivante : comment les gens parviennent-ils au sommet en ski hors-piste ?

Voilà en gros l'essence du ski hors-piste. Comme je l'ai dit, on peut prendre une remontée mécanique et sortir des pistes pour accéder au hors-piste, mais en réalité, quand on parle de ski hors-piste, il s'agit de monter à pied pour redescendre à ski. On part de sa voiture, on chausse ses skis (avec des peaux de phoque), son splitboard ou ses raquettes, on monte jusqu'au sommet d'une montagne et on redescend à ski. Les peaux de phoque, associées à des fixations spécifiques sur les skis ou le snowboard, permettent de skier en montée. Elles proviennent des peaux de phoque, utilisées il y a des centaines, voire des milliers d'années, lorsque l'on fixait des peaux d'animaux sous des planches. Ces peaux sont directionnelles : elles glissent dans un sens, tandis que les poils adhèrent dans l'autre. Aujourd'hui, on trouve encore des peaux d'origine naturelle comme le mohair. La plupart des autres peaux sont synthétiques. Elles sont découpées à la forme de vos skis et possèdent une sorte de revêtement adhésif. Ainsi, lorsque vous êtes prêt à monter, vous les collez simplement à la semelle de vos skis dans le sens de la montée, vous réglez vos fixations en mode montée pour que votre talon puisse se lever, et vous glissez ensuite comme avec de vieux skis de fond, mais avec vos skis habituels. Certains détestent la montée et ne s'intéressent qu'à la descente. Personnellement, j'apprécie chaque instant passé sur les pistes. Il y a bien sûr des moments difficiles à la montée, quand on transpire, que les pieds s'enfoncent dans la neige et qu'on se demande pourquoi on est là. Mais rien ne vaut la satisfaction de surmonter ces moments de fatigue et de démotivation, d'atteindre une crête avec ses amis et de savourer cette récompense. Alors oui, il y a des moments difficiles, mais franchement, ça vaut toujours le coup, et j'aime bien les bons moments aussi.

Quelle doit être la longueur des bâtons de ski en hors-piste ?

Excellente question ! Encore une question de matériel. Beaucoup de gens utilisent des bâtons de ski spéciaux pour le ski de randonnée : des bâtons réglables, très courts ou télescopiques. Ils sont vraiment pratiques. Certains sont même équipés d'un système d'aide à l'escalade, comme un Whippet ou une tête de piolet, pour s'assurer une bonne adhérence sur les pentes raides et verglacées. Personnellement, j'utilise mes bâtons de ski classiques, ceux que j'utilise en station, pour le ski de randonnée. Je préfère un équipement simple, sans pièces mobiles, donc je n'emporte pas de bâtons extensibles. En général, la règle est la suivante : en position debout, bâton à plat sur le côté, l'idéal est de former un angle droit avec le bras. Au-delà, les bâtons sont utiles pour les longues distances sur terrain peu pentu, comme le ski nordique. Et en dessous, ils sont plus pratiques sur les pentes raides, pour éviter que les longs bâtons ne tirent sur les bras et ne gênent les virages. Donc, si vous avez des bâtons réglables, je préfère les utiliser courts pour les ascensions raides ou les longues randonnées. Par exemple, pour traverser un lac de cinq kilomètres de large en ski de fond. Sinon, personnellement, j'utilise des bâtons de ski classiques. Ils font parfaitement l'affaire.

Quel est un bon système de sonde pour le ski hors-piste ?

Le plus important dans le choix d'une sonde à avalanche, c'est sa robustesse. Je ne m'attarde pas trop sur les différentes marques. Il faut éviter les modèles bas de gamme. La sonde doit mesurer au moins 250 centimètres, idéalement près de trois mètres. Certains modèles d'entrée de gamme ne font que deux mètres. L'objectif est de rechercher une personne ensevelie sous la neige. La familiarité avec le matériel est primordiale. J'ai animé et suivi des stages de formation sur les avalanches, et on se rend souvent compte que les anciens élèves, ou les personnes avec qui on part skier, n'ont pas encore pratiqué avec leur équipement. Une sonde à avalanche, si elle n'est pas correctement rangée, si on ne l'a pas utilisée récemment ou si on ne sait pas s'en servir, les mécanismes de verrouillage peuvent s'emmêler et vous faire perdre de précieuses minutes dans votre temps de réaction. Un autre avantage de la pratique est qu'elle permet de se familiariser avec son équipement et de s'assurer de son bon état, tout en garantissant que vos partenaires savent l'utiliser le moment venu. Il est donc essentiel de bien connaître son matériel, tout comme celui de ses partenaires, car le ski hors-piste est un véritable sport d'équipe.

Existe-t-il un bon moyen de trouver un partenaire de ski hors-piste lors d'un séjour touristique ?

Pour moi, il est primordial d'avoir une relation de confiance avec quelqu'un, que ce soit par le bouche-à-oreille ou en passant par un guide réputé. Je ne veux pas dissuader les gens de rencontrer des personnes en ligne, mais il est essentiel de connaître leurs compétences et leurs connaissances avant de partir skier. Soyez donc prudent avec les nouveaux venus et allez-y doucement. Si vous souhaitez explorer des zones plus reculées en montagne, c'est le moment idéal pour faire appel à un guide. Bien, question suivante.

Quels exercices de musculation constituent un bon entraînement pour le ski hors-piste ?

Écoute, je ne vais pas te mentir, je ne passe pas des heures à la salle de sport pour me préparer au ski hors-piste. C'est un sport difficile à préparer physiquement car la foulée est très spécifique en peaux de phoque. De plus, on a du poids aux pieds, donc on peut, par exemple, faire un jogging, ajouter des poids, des lests aux chevilles. Il faut privilégier l'endurance aérobie plutôt que la force explosive. C'est justement ce qu'on constate en passant du ski alpin au ski hors-piste : le ski alpin exige des fessiers et des quadriceps puissants. Il faut des jambes fortes pour enchaîner les descentes depuis les remontées mécaniques. En ski hors-piste, comme on porte tout son poids en montée (l'équipement et ses fesses), l'endurance aérobie est bien plus importante que la force explosive. Bien sûr, il faut aussi descendre, mais l'essentiel est de se sentir léger et de pouvoir se déplacer aisément en montagne toute la journée. Alors, visez cet objectif comme vous le pouvez. Oh, question suivante.

Comment rester hydraté en ski hors-piste ?

Personnellement, je bois un à deux litres d'eau par jour en montagne. Parfois, j'emporte une poche à eau et un Camelbak pour pouvoir boire régulièrement. Il m'arrive aussi d'emporter un thermos d'un litre de thé chaud par temps froid. Écoutez votre corps et hydratez-vous. Évitez de finir la journée avec une bouteille d'eau pleine : c'est du poids inutile. Et surtout, buvez de l'eau ! Passons à la question suivante, un sujet qui me passionne vraiment.

Comment apprendre les règles de sécurité et la formation en matière d'avalanches pour le ski hors-piste ?

En général, on peut commencer par une simple initiation de quelques heures, puis passer à un niveau 1 où l'on apprend à pratiquer les activités de plein air en montagne, à lire les prévisions météorologiques, et enfin devenir observateur professionnel après des années d'expérience. On peut alors aller en montagne, se repérer en toute sécurité et transmettre ses observations au centre anti-avalanches local. La neige est un élément naturel magnifique que nous ne comprenons pas encore totalement. On a toujours l'impression d'apprendre quelque chose de nouveau, et la science évolue constamment. Tous les deux ou trois ans, une nouvelle formation intègre de nouvelles recherches et de nouvelles technologies. C'est passionnant de s'y intéresser, car ce n'est pas parfait et cela recèle encore des mystères. Mais une communauté formidable s'y est développée, et c'est vraiment génial. Je recommande vivement à tout le monde de suivre une formation.

Comment préparer son sac pour le ski hors-piste ?

Il y a certainement des astuces à connaître, et il ne faut surtout pas trop se charger, mais il est essentiel de pouvoir réagir en cas d'urgence. Souvent, les gens partent en randonnée avec des sacs à dos très volumineux. Si vous êtes avec un nouveau partenaire ou des personnes que vous ne connaissez pas bien, il est judicieux de vérifier votre sac au départ du sentier. C'est le moment idéal pour vérifier que tout votre équipement de sécurité est présent et fonctionnel, et pour passer en revue le matériel de groupe dont vous pourriez avoir des doublons. Il est primordial d'avoir une trousse de premiers secours en pleine nature, mais vous n'en avez probablement pas besoin de trois. Si vous partez en groupe, assurez-vous d'avoir une trousse de premiers secours, éventuellement un traîneau de sauvetage improvisé (un équipement de secours très pratique), de la corde ou une couverture de survie. Répartissez le matériel entre les membres du groupe et essayez de réduire le poids global, tout en vous assurant d'avoir tout le nécessaire. Personnellement, j'ai une petite trousse de premiers secours, un petit kit de réparation, et j'emporte une couche supplémentaire pour les urgences, comme une petite doudoune, ma nourriture et mon eau, ainsi que le reste du matériel de secours que j'ai mentionné. En fait, comme on est plus actif en ski hors-piste qu'en ski sur piste, on peut généralement s'habiller un peu plus légèrement qu'en hiver, car c'est un sport d'endurance. Il y a donc une astuce pour être léger et efficace, tout en respectant les règles de sécurité. Je ne veux pas donner l'impression que le ski hors-piste est inaccessible, car en réalité, avec l'équipement que vous possédez déjà, tant que vous avez le matériel de sécurité approprié et un guide expérimenté, vous n'avez pas besoin de tout acheter neuf. Ce avec quoi vous êtes à l'aise en hiver fera l'affaire. Personnellement, maintenant que je pratique beaucoup le ski hors-piste tout au long de l'année, j'ai un équipement spécifique pour cette pratique. C'est comme porter un pantalon et un haut softshell, des vêtements un peu plus légers en général, car c'est un sport d'endurance. Je bouge beaucoup toute la journée, donc je sais que je n'ai pas besoin de m'habiller aussi chaudement que si je prenais un télésiège en pleine tempête de neige, par exemple. Mais assurez-vous de toujours garder des vêtements de secours, une couverture de survie, etc., au fond de votre sac à dos au cas où les choses tourneraient mal et que vous deviez construire un igloo et passer la nuit en forêt. Bon, question suivante.

Quelle est la différence entre le ski hors-piste et le ski de randonnée ?

Il existe une multitude de termes différents, surtout selon le pays où vous vous trouvez ou l'époque où vous avez commencé ce sport. On parle de ski hors-piste, de ski de randonnée, de ski alpinisme, de ski de fond, de ski de glisse… Bref, on utilise beaucoup de mots à la mode. En réalité, le ski hors-piste et le ski de randonnée, c'est la même chose. Le ski de randonnée implique de marcher en montée. On fixe les peaux de phoque à ses skis, on monte à pied, puis on descend à ski. Pour le ski hors-piste, on peut procéder de cette façon, ou bien accéder au hors-piste par les télésièges de sa station et sortir par la porte d'accès. Mais c'est la même chose. Et c'est génial ! Super, question suivante.

Comment se comporter en ski hors-piste ?

Réfléchissons à la façon dont j'aimerais que mes partenaires se comportent en ski hors-piste. La première chose qui me vient à l'esprit, c'est la sécurité : savoir quand s'éloigner du groupe en raison des risques accrus, et quand se regrouper. Par exemple, si vous voyez quelqu'un au fond d'une vallée, évitez de descendre juste au-dessus de lui. Certains apprécient la solitude du hors-piste, d'autres aiment écouter de la musique. Personnellement, je suis un peu entre les deux : il m'arrive d'emporter une enceinte Bluetooth pour mettre de la musique, mais s'il y a d'autres groupes, j'essaie d'être plus respectueux et plus discret. Certains adorent leurs chiens en hors-piste, d'autres non. Il faut simplement être attentif à son groupe et aux autres groupes autour de soi afin de ne pas les gêner. Comme je le disais, le hors-piste est génial car c'est un lieu de grande liberté, avec peu de règles et peu de personnes pour vous dire quoi faire. Alors profitez-en, mais soyez conscients, dans les lieux fréquentés, que vos actions pourraient mettre d'autres groupes en danger ou perturber leur expérience. Question suivante : un de mes sujets préférés.

Quelles sont les bonnes collations pour le ski hors-piste ?

Je ne suis pas forcément une experte en nutrition. Je vais skier et je prends ce que je trouve. Je sais que plus j'emporte de protéines, mieux je me sens tout au long de la journée, plutôt que de manger constamment du sucre et des sucreries. Je privilégie les aliments denses et riches en calories, faciles à transporter et qui offrent un bon apport calorique. Donc, pensez à des aliments denses, résistants et lourds, et essayez de privilégier les protéines et d'éviter autant que possible les sucreries, même si un paquet de Skittles est tentant en pleine nature.

Le ski hors-piste est-il cher ?

Personnellement, j'aime à penser que le ski hors-piste est un moyen de rendre le ski plus accessible à tous. Plus besoin de forfaits à 200 $ la journée pour faire du ski hors-piste. Il n'y a pas de tarif journalier. Certes, il faut prévoir un investissement initial pour s'équiper, se procurer le matériel de sécurité et les vêtements adaptés. Il y a donc un coût, sans compter celui de quelques cours, mais si vous êtes vraiment passionné, cela vaut largement la peine de dépasser ces premiers investissements. Une fois que vous aurez acquis un peu d'expérience et du matériel, l'argent investi pour débuter vous permettra d'aller beaucoup plus loin qu'avec des forfaits journaliers. Le ski hors-piste demande donc un certain investissement initial, mais je pense que ce qui en fait un sport si génial, c'est qu'une fois les bases acquises (équipement et connaissances), il est quasiment gratuit.

Quel niveau faut-il avoir avant de se lancer dans le ski hors-piste ?

C'est une excellente question, et je pense que beaucoup devraient se la poser avant de se lancer. Même un skieur débutant peut suivre un cours sur les avalanches et le ski hors-piste, s'équiper correctement, trouver une destination facile d'accès et tout ira bien. Je recommande vivement d'apprendre à skier d'abord, mais si ce n'est pas votre truc, je ne vais forcer personne à acheter un forfait. Allez faire du hors-piste et apprenez à skier là-bas. Sachez simplement que les conditions variables rendent essentiel d'avoir quelqu'un qui peut vous aider à choisir les bonnes conditions et un bon terrain d'apprentissage. C'est même plus important que pour les skieurs confirmés. Bon, la question suivante concerne la tenue vestimentaire.

Comment s'habiller en superposant les vêtements pour le ski hors-piste.

J'habite dans le nord-ouest, donc le climat est un peu plus doux que dans des endroits comme le Colorado ou le Montana, ou encore dans une chaîne de montagnes continentale. Pour commencer, je porte des chaussettes très fines. Beaucoup de gens portent des chaussettes épaisses. Je choisis les chaussettes les plus fines possibles. C'est pour qu'elles rentrent dans mes chaussures, et aussi parce qu'on transpire toute la journée ; les chaussettes épaisses favorisent donc les ampoules, les frottements et les pieds trempés. Des chaussettes fines, avec éventuellement une paire de rechange dans mon sac. Pour les jambes, je porte un pantalon de ski de randonnée softshell, sans même de sous-vêtements thermiques, sauf s'il fait froid. Ces pantalons sont super. On peut avoir froid le matin au départ du sentier, mais une fois en mouvement et le soleil levé, c'est le poids idéal pour moi. S'il pleut ou s'il fait très froid, j'ajoute une sous-couche, par exemple en mérinos ou un pantalon imperméable. Mais l'idéal pour la randonnée, c'est un pantalon softshell. Jusqu'en haut, je porte une sous-couche fine en mérinos, une couche intermédiaire fine en synthétique ou en duvet, et généralement une softshell, comme la Sandstone Shield, une softshell Eddie Bauer que j'apprécie beaucoup. S'il pleut, je la remplace par une hardshell complète, mais en gros, c'est une sous-couche en mérinos, une couche intermédiaire en synthétique ou en duvet, et enfin une veste imperméable. Tout ce qui est à même la peau doit évacuer l'humidité quand on transpire, et il faut pouvoir se protéger des intempéries, que ce soit avec une softshell, une hardshell ou n'importe quelle autre couche extérieure. Et puis, il faut prévoir de la chaleur, moins qu'on ne le pense à cause de l'effort physique, mais il faut toujours garder une doudoune au fond du sac au cas où on aurait froid, ou si quelqu'un d'autre du groupe a froid. Bien, question suivante.

Quel est l'élément le plus important en ski hors-piste ?

Le plus important. C'est une question difficile. Restez simple. Le plus important en ski hors-piste, c'est de rentrer sain et sauf au point de départ à la fin de la journée, avec tout le groupe. La sécurité avant tout. En ski hors-piste, comme je l'ai déjà dit, vous évoluez en milieu naturel. En cas de problème, votre secours dépend de vous et de votre groupe. Mieux vaut éviter les accidents. Restez prudents. Redescendez en toute sécurité. En ski hors-piste, vous formez une équipe. Même si vous avez plus d'expérience que le débutant, si vous avez un problème, c'est lui qui devra vous aider. C'est une bonne stratégie pour que chacun se sente en sécurité et respecté, et pour que la journée se déroule sans accroc. Bien, question suivante : le matériel.

Comment utiliser un airbag en ski hors-piste ?

Tout comme les peaux de phoque, les fixations de ski de randonnée, les chaussures et tout le reste, les airbags sont devenus un élément essentiel de ce sport ces cinq à dix dernières années. Un airbag est un sac à dos contenant une bonbonne d'air comprimé ou un puissant ventilateur à batterie, muni d'une poignée. En cas d'avalanche, il suffit de tirer sur cette poignée pour qu'un grand airbag se gonfle. L'effet est similaire à celui de la noix du Brésil : dans le flux tourbillonnant d'une avalanche, les particules les plus grosses et les moins denses remontent à la surface. Ainsi, une fois l'airbag déclenché, dans la quasi-totalité des cas, la personne qui le porte flotte à la surface et se retrouve en surface ou près de la surface, au lieu d'être ensevelie sous la neige. Alors, comment utiliser un airbag en ski hors-piste ? C'est vraiment génial ! En ski hors-piste, le port d'un sac à dos est quasiment indispensable. Le point le plus important concernant les airbags et le ski hors-piste est de se former en priorité, notamment aux techniques de sauvetage, et de considérer l'airbag comme une solution de dernier recours. Il ne faut surtout pas que la présence d'un airbag influence vos décisions ou remplace les autres mesures essentielles comme la pelle, le DVA, la sonde et la formation. Maîtrisez parfaitement toutes les techniques de base et considérez l'airbag comme une solution ultime. Vous ne voulez jamais avoir à l'utiliser ; il ne devrait pas faire partie de votre plan, mais c'est une technologie formidable qu'il est important de connaître.

Quels sont les meilleurs endroits pour faire du ski hors-piste ?

C'est la question que tout le monde se pose, n'est-ce pas ? On pratique le ski hors-piste parce qu'on aime cette sensation de liberté en montagne et qu'on veut aussi skier sur de la neige de qualité. C'est incontournable. On veut rentrer sains et saufs, comme je l'ai dit, c'est notre priorité absolue, mais on veut aussi trouver la meilleure neige possible et profiter au maximum de ces magnifiques montagnes où l'on skie. Alors, quels sont les meilleurs endroits pour skier ? Cela dépend de votre région. Plus vous êtes bon en ski, et en ski hors-piste en particulier, plus vous saurez repérer l'endroit précis sur la carte, l'altitude, l'exposition et le moment de la journée où vous trouverez la meilleure neige. Personnellement, j'habite dans l'État de Washington. J'adore skier à Crystal Mountain. C'est probablement mon endroit préféré pour skier dans le coin. C'est à une altitude idéale, avec un terrain magnifique et une neige abondante pour la région de Washington où nous nous trouvons. En Europe, j'adore skier sur le versant italien du Mont Blonc, en passant par le tunnel depuis Chamonix. Vous savez, en Europe, souvent, il faut prendre le téléphérique pour sortir des limites du domaine skiable et faire du ski de randonnée, voire rejoindre un autre village. Les options sont limitées. C'est une question impossible à trancher, car les meilleurs endroits pour faire du ski hors-piste sont partout dans le monde. Avec le bon équipement et les connaissances nécessaires, on peut aller où on veut. C'est donc une question sans fin. Appelez votre agence de guides locale, trouvez un expert et partez explorer. J'adore ça. J'aime tellement ce sport. Il y a tellement à apprendre, et même si je pratique depuis l'an 2000, et même avant avec mes parents, je suis toujours plus motivé à me perfectionner à mesure que les connaissances et le matériel s'améliorent. Alors, acquérez les connaissances et formez-vous. N'oubliez pas, l'essentiel est de rentrer sain et sauf pour pouvoir repartir le lendemain. La liberté et les expériences vécues en pleine nature, skis aux pieds et peaux de phoque, sont incomparables. Voilà, c'est tout.