Expédition Huayhuash

Sommets culminant à 6 100 mètres. Cols à 4 800 mètres. Lacs alpins époustouflants. Bienvenue dans la cordillère Huayhuash, dans les Andes péruviennes, où un guide Eddie Bauer et deux athlètes sont venus découvrir la montagne sous un jour nouveau.

Les athlètes de ski Eddie Bauer, Drew Tabke et Lynsey Dyer, dévalent les pentes les plus raides du monde. Le guide de haute montagne Eddie Bauer, Adrian Ballinger, mène des ascensions dans l'Himalaya, les Andes et en Afrique. Ces gens sont dans leur élément en montagne. Mais à Huayhuash, ils ont voulu sortir de leur zone de confort. Alors, ils ont rangé leurs skis et abandonné l'envie de dévaler les pentes à toute vitesse. Ils ont laissé de côté piolets et l'objectif unique d'atteindre un sommet isolé. Et ils ont simplement marché – les 137 kilomètres de la Cordillère – pour vivre le lieu autrement. Authentique. Simple. Direct.

La chaîne de la Cordillère Huayhuash
Ce magnifique sous-massif des Andes péruviennes abrite de superbes lacs et prairies alpines ainsi que des sommets imposants, dont plusieurs culminent à plus de 6 000 mètres. La région est devenue de plus en plus prisée pour la randonnée, mais elle reste largement inhabitée, avec seulement quelques villages à plus basse altitude.

Prendre la voie royale
Le périple de 137 kilomètres d'Adrian, Lynsey et Drew à travers la Cordillère Huayhuash a débuté par deux jours à Huaraz pour s'acclimater à l'altitude andine. Cette étape était essentielle, car une fois dans la Cordillère, leur premier campement se situerait à plus de 4 000 mètres d'altitude. Au cours de leurs cinq jours de marche, ils ont franchi six cols, dont le plus élevé, le col de Cuyoc, à 5 000 mètres d'altitude. La difficulté de l'altitude soutenue était accrue par le fait que le trio a effectué le tour complet – y compris les deux jours à Huaraz – en seulement sept jours. Habituellement, les groupes mettent dix jours pour ce trek ; l'équipe d'Eddie Bauer a réduit ce temps de moitié. Pour faciliter leur expédition, ils ont engagé des ânes pour transporter leur équipement et un cuisinier local pour préparer leurs repas, ce qui leur a permis de se concentrer pleinement sur leur objectif.

Mais les montagnes restent des montagnes.