Guide de rivière de classe VI : réponses aux questions fréquentes sur le kayak en eaux vives

Le kayak en eaux vives peut sembler un sport de niche, mais il est en réalité assez accessible et procure des sensations fortes. Découvrez en quoi consiste exactement le kayak en eaux vives, comment choisir le kayak qui vous convient et comment effectuer un esquimautage en rivière grâce aux conseils de Ben Stookesberry, athlète de kayak pour Eddie Bauer.

Regardez la vidéo ci-dessus !

Faites connaissance avec l'équipe

Qu'est-ce que le kayak en eaux vives ?

Oh mon Dieu, c'est une question existentielle ! Le kayak en eaux vives, c'est faire du kayak dans une embarcation fermée sur une rivière tumultueuse, avec une pagaie à deux pales. Peut-être que ça marchera. Question suivante.

Quelle est la différence entre un kayak d'eau vive et un kayak d'eau calme ?

En général, les kayaks d'eau vive sont beaucoup plus courts et possèdent une large zone de glisse, comme une planche de surf, et une quille moins prononcée, comme un voilier. En eau vive, on recherche une maniabilité latérale maximale et la capacité de changer d'angle très rapidement. En revanche, pour un kayak de loisir, les principales préoccupations sont la vitesse et la stabilité. On utilise donc une embarcation plus large, avec une quille pour une meilleure vitesse sur les longues distances. On peut utiliser un kayak d'eau vive pour la pratique du kayak de loisir, mais l'inverse n'est pas vrai.

Comment faire un esquimautage en kayak de rivière ?

Oh mon Dieu ! Pour ce qui est de la technique, on pourrait croire que tout repose sur les bras. Quand on voit un kayakiste en eau vive dans une vidéo, on a l'impression qu'il utilise beaucoup sa pagaie, mais en réalité, et c'est contre-intuitif, tout se joue au niveau des hanches : le mouvement, la coordination entre la force du tronc et celle du bas du corps, le transfert d'énergie des hanches vers les genoux et les jambes, et la propulsion du kayak. Il existe différentes méthodes et techniques pour réussir l'esquimautage, mais à la base, c'est ce mouvement qui s'effectue au niveau des hanches et du bas du corps. Question suivante.

Quels sont les différents types de kayak en eaux vives ?

Il existe six classifications différentes pour les eaux vives. La classe 1 correspond simplement à une eau en mouvement. La classe 2 comprend quelques remous, de petites vagues, rien d'insurmontable même pour un débutant. En classe 3, il faut désormais un certain niveau de compétence pour descendre le courant en kayak. Cependant, le risque de ne pas y arriver et de devoir quitter le kayak et nager jusqu'à la rive reste relativement faible. Vient ensuite la classe 4, où la navigation est plus difficile. Le risque de déraper et de ne pas rester dans son kayak augmente également. Les rivières sont souvent parsemées de rochers et les courants sont forts. À ce niveau, il est nécessaire d'être un kayakiste confirmé. Atteindre le niveau de la classe 4 peut parfois prendre des mois, voire des années de pratique, ce qui équivaut presque à dévaler une piste noire sur une station de ski. Ensuite, on commence à parler de kayak de classe 5, qui s'apparente davantage au ski hors-piste, aux pistes noires des stations de ski. On aborde alors les extrêmes de notre sport, là où les eaux sont extrêmement turbulentes. La rivière est parsemée de rochers. Les courants sont si forts que même un gilet de sauvetage peut s'avérer insuffisant pour flotter. Dans certains cas, le kayak est carrément aspiré sous la surface. Il faut être un expert pour s'attaquer à la classe 5. On parle même de classe 6, généralement considérée comme déraisonnable. Mais à certains niveaux d'eau, avec un groupe d'experts, on considère même la classe 6 comme praticable. Et une fois qu'on a réussi à franchir un rapide de classe 6 à plusieurs reprises, si ce n'est pas juste un exploit ponctuel, on peut commencer à parler de ce rapide et de cette particularité en termes de classe 5. Donc, pour moi, il existe cinq niveaux de kayak en eau vive, du niveau débutant au niveau expert, le plus extrême. Question suivante.

Est-ce plus difficile de faire du kayak en eaux vives lorsqu'on est en surpoids ?

Le kayak en eaux vives est, à mon avis, un sport formidable car il permet à tous les gabarits de pratiquer cette activité. Il existe des kayaks adaptés aux personnes de grande taille et à celles qui accueillent les jeunes enfants. C'est donc une excellente opportunité pour tous, quel que soit leur âge ou leur morphologie, de profiter de ces espaces naturels. En effet, sur la rivière, nous utilisons le courant qui nous entraîne vers l'aval. Cela dit, la rivière offre de nombreuses possibilités d'activités physiques intenses, permettant de repousser ses limites. Et puis, il y a aussi des rivières où même une personne n'ayant jamais pagayé peut se sentir à l'aise dans un kayak en eaux vives, descendre la rivière et admirer ces magnifiques paysages.

Comment mon kayak doit-il être ajusté ?

Votre kayak doit être confortable. On passe souvent des heures sur la rivière. Il est donc important que votre kayak soit bien ajusté pour éviter les fourmillements dans les jambes. C'est beaucoup plus confortable et agréable. Ce que je préfère dans le kayak en eaux vives, c'est descendre le courant et admirer les magnifiques parois du canyon ou la forêt environnante, sans souffrir ni être mal à l'aise dans mon kayak. Je pense donc que l'objectif principal pour un kayakiste débutant devrait être le confort dans son embarcation. Ensuite, pour manœuvrer le kayak avec précision, il faut qu'il soit aussi bien ajusté qu'une chaussure de ski. Tous les skieurs savent qu'une chaussure de ski bien ajustée est un équilibre subtil entre confort et douleur. On doit être aussi serré que possible dans une chaussure de ski. De la même manière, on doit être aussi bien ajusté que possible dans un kayak, tout en pouvant y rester toute la journée sans avoir mal. C'est donc un peu comme enfiler des chaussures de ski, sauf qu'au lieu de simplement enfiler le pied, c'est tout le bas du corps qui entre. Question suivante.

Pourquoi pratique-t-on le kayak en eaux vives ?

Eh bien, je ne peux parler qu'en mon nom, mais je trouve que c'est l'expression ultime de la liberté, un excellent moyen de faire de l'exercice, de respirer profondément, tout en étant dans un endroit d'une beauté exceptionnelle. Ces rivières, les plus belles, celles dont je rêve, coulent librement. On est donc en pleine communion avec cet espace naturel incroyablement puissant. Et tout cela, on se remplit d'endorphines grâce à l'expérience, à la vitesse de la rivière, aux éclaboussures d'eau froide sur le visage, à la vue de cette magnifique végétation riveraine, des forêts tout autour, et le passage d'une cascade procure une incroyable montée d'adrénaline. Si l'esthétique ne vous touche pas autant que moi, l'adrénaline est incomparable à tout ce que j'ai pu essayer auparavant. Question suivante.

Comment faire un plongeon en kayak d'eau vive ?

L'expression « écraser » un kayak de rivière vient sans doute de l'idée d'écraser une mouche sur une vitre, mais dans une rivière. On peut effectivement casser son kayak de rivière, ou le poser à plat contre un rocher ou une paroi rocheuse. Pour cela, il faut effectuer une manœuvre appelée « stern squirt ». Toute la maniabilité de votre kayak est accessible une fois que vous maîtrisez l'esquimautage, car inévitablement, mettre votre kayak à l'horizontale, dans la position la plus instable et imprévisible qui soit la verticale, vous obligera à vous retourner puis à vous redresser. Donc, pour réussir à casser son kayak, il faut d'abord apprendre les règles de base en eau vive. Ensuite, il faut être capable d'engager l'arrière du kayak. L'arrière du kayak, c'est la poupe. Sur le type de kayak avec lequel on va pouvoir « splatter » un rocher, la poupe a une forme presque de cuillère. On va pouvoir pousser et abaisser la poupe avec un coup de pagaie inversé, la faire plonger dans l'eau, redresser le kayak et le poser à plat sur la face du rocher. Ensuite, on peut descendre le courant et réaliser cette belle manœuvre. On peut aussi « splatter » un kayak par l'avant, en effectuant la manœuvre inverse : au lieu d'utiliser la poupe, on utilise l'avant. On pousse donc l'avant du kayak vers le bas, ce qui le redresse. De là, on peut inverser le mouvement et faire des cercles le long du rocher. On appelle ça des « roues de splat ». Je ne sais pas qui a inventé ces noms.

Quelle doit être la longueur de mon kayak de rivière ?

Votre kayak d'eau vive doit avoir la longueur nécessaire. En effet, différents kayaks sont conçus pour différents types de rivières et différents objectifs sur ces rivières. Si vous cherchez à aller vite et à parcourir une longue distance, vous aurez généralement besoin d'un kayak beaucoup plus long, plus volumineux, avec plus d'espace et un confort accru. Si vous souhaitez interagir avec la rivière, faire des figures acrobatiques ou surfer sur les vagues, vous opterez souvent pour un kayak beaucoup plus court, ressemblant davantage à une planche de surf. Il peut mesurer à peine 1,70 mètre. Vous aurez donc le choix entre 1,70 mètre et 4 mètres de long. Question suivante.

Où puis-je apprendre le kayak en eaux vives ?

Les meilleurs endroits pour apprendre le kayak en eau vive sont les rivières aux eaux claires et à température ambiante agréable, encadrées par un moniteur qualifié, par exemple par l'ACA ou une autre fédération européenne ou sud-américaine. L'idéal est d'être accompagné d'une personne compétente qui vous transmettra les bases d'une pratique sûre et efficace. Le lieu est également primordial : une eau propre et chaude, idéalement aussi chaude que possible pour un confort optimal lors de l'apprentissage des esquimautages, des figures sur le dos et de la nage, est essentielle. De plus, une température ambiante agréable vous permettra de profiter pleinement de votre sortie et de passer un maximum de temps dans l'eau. Apprendre le kayak en plein hiver, sous la neige et par un froid glacial, est bien différent d'apprendre en plein été, par une chaleur accablante où l'on n'a qu'une envie : se jeter à l'eau.

Comment ranger son équipement dans un kayak d'eau vive ?

Le rangement du matériel dans un kayak d'eau vive dépend entièrement du kayak choisi pour la rivière. Un kayak conçu pour le surf ou le freestyle sera beaucoup plus petit et il sera plus difficile d'y ranger son équipement. En revanche, un kayak plus volumineux, plus long, conçu pour la descente de rivière et même pour passer plusieurs jours et nuits sur l'eau, offrira un grand espace à l'avant, devant les pieds et derrière les hanches, facilitant ainsi le rangement. Une fois le matériel rangé, il est important de le placer dans un sac étanche pour que votre sac de couchage reste bien sec, que votre nourriture ne soit pas détrempée par l'eau et que votre appareil photo reste fonctionnel. Il s'agit donc de combiner l'espace disponible dans le kayak et l'optimisation du rangement du matériel dans le sac étanche. Question suivante.

Quels sont les conseils pour maîtriser un kayak en eaux vives ?

Eh bien, maîtriser un kayak en eau vive, c'est avant tout une question d'entraînement. Le meilleur endroit pour s'entraîner, c'est là où vous vous sentez le plus à l'aise sur la rivière. Pour un pagayeur débutant, l'idéal est souvent de s'entraîner en eau calme, que ce soit sur un lac ou dans une piscine. C'est un endroit où vous pouvez vous concentrer pleinement sur l'action de vos coups de pagaie sur le kayak, sans trop vous soucier des courants qui pourraient vous déséquilibrer. Il est donc important de commencer dans un endroit où vous pouvez vraiment vous concentrer sur l'influence de votre position corporelle, de vos coups de pagaie et de l'inclinaison de vos hanches sur le kayak. Le meilleur conseil que je puisse vous donner pour maîtriser le kayak, c'est de beaucoup vous entraîner, en commençant par l'eau calme. Ensuite, lorsque vous progresserez, par exemple une fois que vous atteindrez le niveau 3, l'idéal sera de vous entraîner en classe 2 ou inférieure, car c'est là que vous pourrez oublier le stress et l'excitation, et vous concentrer pleinement sur vos coups de pagaie et votre position corporelle.

Quelle doit être la longueur de ma pagaie en kayak d'eau vive ?

C'est une excellente question. Disons simplement que vos pagaies de kayak d'eau vive devraient mesurer environ 15 cm de plus que votre taille, selon le type de kayak pratiqué. En kayak freestyle, vous aurez besoin d'une pagaie plus courte. En kayak de rivière, où vous pagayez simplement pour descendre le courant le plus rapidement et efficacement possible, vous préférerez une pagaie plus longue. Je ne sais pas si c'est la définition officielle, mais je l'ai improvisée. Partons de ce principe. Question suivante.

Que signifie porter un kayak ?

Ah oui, c'est justement ce que je fais de mieux. Porter un kayak, c'est savoir le transporter par voie terrestre. On utilise cette technique pour accéder à des rivières isolées, inaccessibles par la route, ou pour contourner des portions de rivière trop dangereuses ou trop fatigantes pour être explorées en kayak. Porter un kayak, c'est tout simplement le mettre sur l'épaule, le dos ou la tête, et le déplacer à pied, au lieu de pagayer sur un lac ou une rivière.

Comment franchir une cascade en kayak d'eau vive ?

En fait, pas besoin de mode d'emploi. Il suffit de monter dans le bateau et la gravité fait le reste. Pour franchir une cascade sans se blesser et maximiser ses chances de survie, il existe différentes techniques, qui varient selon la cascade. Face à une cascade très haute, l'impact à l'arrivée est crucial. Il faut s'assurer que la cascade est suffisamment sûre, c'est-à-dire assez profonde pour pouvoir y entrer l'avant du bateau et plonger profondément dans le bassin en contrebas. Cela garantit un atterrissage en douceur. Parfois, la cascade est moins profonde et moins haute, et l'impact devient alors une préoccupation majeure. On se méfie alors des rochers peu profonds à l'arrivée, ou du courant de retour créé par la chute verticale de l'eau. On essaie donc d'échapper à cette boucle, ou d'éviter les rochers qui pourraient se trouver juste sous la surface. Dans ce cas, il faut lancer son kayak un peu comme un tremplin de ski, en atterrissant à plat. On appelle ça un « boof ».

Comment repérer une rivière avant et pendant une excursion en kayak en eaux vives ?

Avant une sortie en kayak en eaux vives, nous pouvons utiliser diverses ressources : cartes topographiques, images satellites, bouche-à-oreille, guides… Plus on s’informe sur une rivière, mieux on est préparé. Une fois sur l’eau, on pratique la reconnaissance en kayak pour descendre le courant. En effet, sur la plupart des rivières, surtout celles sans route ni sentier à proximité, la seule façon de connaître le courant est de se laisser porter. On descend donc la rivière autant que possible, jusqu’à ce que la ligne d’horizon nous oblige à sortir du kayak et à longer la berge pour l’observer. On utilise les contre-courants pour s’arrêter, sortir du kayak, examiner la rivière et voir s’il est possible de continuer à pagayer. On répète cette manœuvre tout au long de la descente. Et c'est là que le travail d'équipe s'avère précieux, car la plupart du temps, en kayak, je pratique avec plusieurs personnes. On peut ainsi se relayer. Ce n'est donc pas toujours une seule personne qui doit sortir de son kayak pour explorer la rivière. Une seule personne peut descendre, et bien souvent la rivière est praticable. On peut alors envoyer les autres membres de l'équipe explorer, sans qu'ils aient à se fatiguer à sortir de leur kayak et à marcher. On peut ainsi préserver l'énergie du groupe en utilisant chaque membre pour repérer différentes parties de la rivière en descendant le courant. Il est crucial de bien connaître la rivière, non seulement avant la descente, mais aussi avant de s'engager dans une portion potentiellement difficile, exigeante, dangereuse, voire infranchissable, car située entre les parois d'un canyon.

Comment faire pipi dans un kayak en eaux vives ?

En général, on n'urine pas dans un kayak d'eau vive. C'est surtout une question d'esthétique. Si besoin, vous pouvez. Le kayak est en plastique, donc vous pouvez toujours aller sur la rive et rincer un peu l'intérieur. Ce n'est pas grave d'uriner dans le kayak. Par contre, c'est embêtant d'uriner dans sa combinaison étanche, qu'on porte souvent hors saison. Au printemps, en automne et en hiver, on est obligé de porter une combinaison étanche. Dans ce cas-là, il vaut mieux sortir du kayak, ouvrir la fermeture éclair, faire ce qu'on a à faire et remonter. Il existe différentes techniques. Vous pouvez par exemple soulever votre jupe d'hiloire, sortir du kayak et essayer de faire quelque chose. Mais en général, il est toujours bon de s'arrêter, de faire une petite pause, de boire un peu d'eau et d'aller aux toilettes. Ensuite…

À quelle fréquence dois-je vider mon kayak de rivière ?

Ne vous inquiétez pas trop s'il y a un peu d'eau dans votre kayak. C'est inévitable. L'eau s'infiltre légèrement par la jupe. Les kayaks ne sont pas conçus pour être totalement secs. En fait, il est même normal qu'un peu d'eau y pénètre, alors pas de panique. Mais lorsque le fond de votre kayak est entièrement recouvert d'une fine couche d'eau, il est préférable de sortir sur le côté pour l'égoutter. La plupart du temps, nous emportons une éponge avec nous en rivière, ce qui nous permet de ne même pas avoir à sortir du kayak. Parfois, c'est agréable de rester dans le kayak, de sortir les genoux du kayak, puis de prendre l'éponge et d'enlever un peu d'eau. Ouf !

Comment choisir un kayak d'eau vive ?

Il existe donc plusieurs marques et modèles de kayaks. Le meilleur moyen de choisir son kayak d'eau vive est de se lancer, de faire une première expérience avec un moniteur dans un lieu où l'on peut essayer différents modèles et tailles. Chaque marque propose ses propres équipements, ce qui rend le kayak plus ou moins confortable selon les préférences. En réalité, je pense que c'est surtout une question de goût personnel. Il est important de découvrir la rivière et de se faire une idée du kayak avant de penser à choisir un modèle pour l'eau vive.

Que faut-il emporter pour faire du kayak en eaux vives ?

Eh bien, c'est une excellente question. Le seul équipement obligatoire pour le kayak en eau vive est : A, votre casque ; B, votre gilet de sauvetage ; C, votre jupe d'hiloire ; D, votre pagaie. Et puis, il y a le kayak lui-même. Ensuite, c'est une question de confort. Si l'eau est vraiment froide, vous aurez besoin de protections. Il vous faudra une combinaison étanche, une combinaison néoprène, un haut étanche et un coupe-vent. Il vous faudra quelque chose de ce genre pour vous maintenir au chaud. Mais en plein été, si je ne me trompe pas, il vous faut juste ces cinq éléments : casque, gilet de sauvetage, jupe d'hiloire, pagaie et kayak. Et vous voilà prêt à partir !

Comment restez-vous en contact lorsque vous êtes sur la rivière ?

Ce que j'apprécie le plus lors de mes expéditions sur les rivières et dans ces zones reculées, c'est de me déconnecter un instant. Cependant, lors d'expéditions de plusieurs jours, je tiens absolument à rester en contact avec mes proches et le monde extérieur. Parfois, on capte encore le réseau mobile sur les rivières, mais sur les plus belles, au cœur de paysages sauvages et magnifiques, on perd toute connexion. Dans ce cas, on peut utiliser un appareil de communication par satellite. J'ai utilisé un Garmin, mais j'ai vu d'autres personnes utiliser un SPOT. Il s'agit d'un service de messagerie bidirectionnelle qui semble très bien fonctionner, contrairement aux téléphones satellites, qui fonctionnent également bien, mais sont généralement beaucoup plus chers.

Le kayak en eaux vives est-il dangereux ?

Oui, le kayak en eaux vives peut être extrêmement dangereux. Mais il peut aussi être incroyablement amusant et sans risque, par une journée idéale, avec des températures agréables, de bons amis et une rivière à votre portée. Je pense donc que le kayak en eaux vives offre une grande variété d'expériences, de la simplicité d'un pique-nique au parc à des sensations plus proches du parachutisme, comme les descentes de cascades impressionnantes que l'on voit souvent sur internet. Le kayak en eaux vives reste un sport de niche, mais il est devenu populaire car il est impressionnant de voir quelqu'un franchir une cascade de trente mètres de haut. Cependant, il est important de comprendre que c'est aussi l'inverse : une expérience d'une tranquillité absolue. Se laisser porter par le courant, par la force de la gravité, procure un calme profond. Et je pense que c'est certainement un aspect de ce sport qui n'est pas aussi médiatisé, qui n'a pas la même notoriété que le kayak en haute cascade.